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L’héritage noir dans la tombe

Dans un panorama de l’histoire sociopolitique de la communauté noire, il y a des temps forts : des moments de progrès et de changement, comme les années 1950-1960 pendant lesquelles nos aînés se sont battus pour nous léguer des territoires libres et indépendants ; et des moments de reflux : de retour en arrière, comme les années 1980 sous l’effet notamment des gouvernements ultra-conservateurs qui ont instauré des dictatures ne profitant pas à la plupart de nos sociétés.

« Hier colonisés et aujourd’hui somnolents. »

De ce fait, la lutte menée par nos ainés doit nous donner un instrument de la maîtrise de notre destin. Il s’agit d’ouvrir les yeux et prendre conscience de notre statu quo : hier colonisés et aujourd’hui somnolents. Il nous faut donc nous réveiller pour que nous pensions et vivions de la connaissance et de l’amour de nos sociétés.

L’héritage noir dans la tombe… Puisque nous négligeons peu ou trop les sacrifices consentis par nos vrais leaders : Marcus Garvey, W.E.B Dubois, Simon Kimbangu, Kimpavita, Kwame Nkrumah, Andrée Blouin, P.E Lumumba, Thomas Sankara pour ne citer que ceux-là, nous assistons maintenant à nos propres obsèques.

« Leaders Africain ».

Qu’à cela ne tienne, nous devons prendre le patriotisme comme prisme à travers lequel nous pourrons non seulement tamiser nos réalités vécues mais surtout nous relever. C’est à ce niveau que nos béquilles seront retrouvées et nous serviraient de nous remettre debout. Sinon, cahin-caha, nous perdrons définitivement nos acquis antérieurs.

Tous les espoirs sont donc permis ! La communauté noire, notre appartenance, à cette heure de la mondialisation se doit d’ouvrir l’œil pour faire face au nouveau courant sans perdre ni sa culture, ni son identité, encore moins ses repères afin de ne pas voir son héritage dans la « tombe ».

« La communauté noire ne peut en aucun cas se passer des combats combien nobles menés par ses ainés. »

En somme, la communauté noire ne peut en aucun cas se passer des combats combien nobles menés par ses ainés, notamment du moment où cela constitue un vrai héritage pouvant l’aider à s’affirmer dans l’arène internationale et vivre dignement. Cette communauté ne doit pas cesser de cultiver et de développer son identité sociale et culturelle : un héritage de grande envergure sans lequel elle se déclinerait davantage.

Pascal Manyi MUTEBA